Smoothie ananas, fraises, bananes

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Coucou! C’est dimanche, vous aurez certainement besoin d’un bon smoothie fait maison pour étancher votre soif avec cette chaleur.

Nous sommes à une période où il y a plein de fruits à craquer sur le marché. J’ai alors pensé à partager avec vous cette recette de smoothie.

Ingrédients:

Il vous faut:

  • 1/2 kg de fraises
  • 1/2 kg de bananes
  • La moitié d’un ananas
  • 50 ml de jus d’orange

Préparation:

  1. Lavez les fraises et équeuter les (enlever les queues);
  2. Pelez l’ananas et les bananes. Découpez-les ensuite en petits morceaux;
  3. Mettez les fruits dans un mixeur et ajoutez le jus d’orange;
  4. Mixez sans laisser de morceaux;
  5. Mettez au frais
  6. Et enfin, servez dans des verres et buvez!

Ce smoothie vous fera grand bien, mais aussi à votre famille et vos visiteurs. Il contient plusieurs vitamines (B, C, E). Pour le réaliser, c’est facile non? Alors bonne dégustation!!!!

Je vous invite à (re)découvrir mes 5 articles au titre de ma participation à Mys’TIC blog awards ici: Mys’TIC blog awards.

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Chronique de Rabiatou: Chapitre 16

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Chronique de Rabiatou: Chapitre 16

J’ai évité de croiser le chemin de Jude toute la journée d’hier.
Il m’a appelé, et j’étais obligée de le rejoindre ce soir dans sa chambre

Jude: Mais pourquoi tu m’évites depuis mon arrivée?
Moi: Je ne t’évite pas
Jude: C’est la remarque que j’ai faite
Moi: (rien)
Jude: Hein? Qu’est-ce qu’il y a?
Moi: Il n’y a rien
Jude: Dis la vérité
Moi: Tu oublies que je devais faire la sieste dans ta chambre et tu m’as demandé de te laisser seul? Puisque tu avais besoin de repos. Mais lorsque Naomi est arrivée, tu l’as laissée rentrer dans ta chambre. Et comme vous ne vouliez pas être dérangés, vous avez fermé la porte pour faire je ne sais quoi.

Oups! C’est sorti seul

Il est choqué et moi aussi. Je suis étonnée de ce que je viens de lui cracher au visage. Mais je suis quand même soulagée de lui avoir craché tout ce que j’avais dans le ventre.

Jude: Ne fait pas ta jalouse! C’est la fiancée de mon pote
Moi: Mais pourquoi s’habille t-elle de la sorte pour venir te rendre visite?
Jude: C’est son look à elle, et qui suis-je pour lui demander de changer de style?
Moi: Mais pourquoi avez-vous fermé la porte?
Jude: C’était à cause de la poussière. Elle est asthmatique
Moi: Ah d’accord!
Jude: Mais si je ferme la porte de ma chambre en ta présence, c’est pour autre chose
Moi: Ah bon?
Jude: Ça te dirait que l’on joue à papa et maman?

J’éclate de rire. Jude est trop bête.

Il ferme rapidement la porte à clé

Moi: Mais à quoi tu joues?
Jude: Je vais te prouver que tu es la seule qui compte à mes yeux

Il me jette sur le lit

Moi: Non Jude arrête s’il te plait!

Il me débarrasse de mon pagne et commence à me caresser. Puis vient au tour de mon haut. Il me fait des bisous.
Je ressens du plaisir, mais il doit arrêter cette mascarade. Rien ne doit se passer entre nous, je ne dois pas être sotte à ce point.

Il commence à se déshabiller et je me fais déjà des dessins de la scène qui va se passer si je ne quitte pas rapidement sa chambre. Je n’aimerais pas perdre ma virginité de la sorte.

Moi: Arrête s’il te plaît!
Jude: Quoi?
Moi: C’est bon pour ce soir. On ne devrait pas faire ça. Nous ne sommes pas mariés
Jude: Mais je vais t’épouser, sois en sûr
Moi: (rien)
Jude: Tu crois qu’à part ma future épouse, quelle fille accepterait de laver mes vêtements et sous-vêtements? Ou même ranger ma chambre si bien comme tu le fais??

Je le pousse, me rhabille et sors sans regarder derrière moi.
Je regrette de l’avoir repoussé, mais je n’aimerais pas passer pour une fille facile.

✨✨✨
✨✨✨✨✨

Dans mon lit, je ne pouvais m’arrêter de penser à ce qui se passerait si je n’étais pas sortie de son emprise. Je n’arrive pas à croire qu’avec toutes ces belles filles qui le fréquentent, c’est sur moi qu’il ait jeté son dévolu. Qu’est-ce qui ne prouve pas que les autres sont passées à la casserole? Excepté Naomi bien sûr.

Je ne me suis jamais connectée avec mon nouveau téléphone, mais ce soir j’avais envie de me connecter sur Facebook et de discuter avec Sahadatou. Mais je n’aimerais pas qu’elle voit dans quel sale état je suis ici. J’ai été convertie en une servante. De blanche neige, je suis passée à Cendrillon. Je ne suis plus cette princesse que Maman Ninon protégeait. Je préfère qu’elle n’ait pas de mes nouvelles pour le moment.

[…] […]

Deux semaines sont passées et je n’adresse plus ne serait-ce qu’un regard à celui qui me mettait à l’aise dans cette maison. Les autres filles ne font plus leurs allées et retour, c’est Naomi seule qui vient à présent lui rendre visite. Les week-ends, ils sortent ensemble et c’est au petit matin lorsque je commence mes travaux, que Jude revient. Il continue de me traiter comme avant. Quand il arrive les matins, il me salue et moi je l’ignore. Cela ne le décourage pas. Je ne m’attends plus à ce qu’il me demande de nettoyer sa chambre. Je le fais au même moment que je fais mon nettoyage quotidien. Son linge sale, je le lave chaque semaine désormais.

Jude est parti sans son père ce matin. Les filles et leur mère dorment toujours.
Je viens de la chambre de Jude lorsque son père m’arrête

Monsieur: Mon fils est déjà parti?
Moi: Oui

Il me semble que Monsieur est malade. Il est tout pâle

Monsieur: Ah OK. Je vois que tu n’es plus fréquente dans sa chambre, c’est bien ça. Je n’aimerais pas qu’il t’arrive quelque chose de mal
Moi: D’accord

Tout le monde dans cette maison ne s’est jamais plaint de mes nombreuses fréquentations dans la chambre de Jude! Et c’est maintenant que son père semble se préoccuper de moi. Jude est un démon ou quoi? Comment un malheur peut-il m’arriver dans sa chambre?
Si c’est le cas, j’ai déjà pris mes distances avec lui, Monsieur n’a donc donc pas à s’inquiéter.

Réseaux sociaux : Quelles attitudes adopter ?

Le respect de la vie de l’autre est plus qu’une obligation, vous l’avez sans doute compris dans l’article: Protection des données privées et des œuvres de l’esprit. Rendre publiques les informations qui doivent rester secrètes est passible d’une condamnation. De plus, tout ce qui se trouve sur internet n’est pas parole d’évangile. Ce billet traite des réflexes à avoir sur les réseaux sociaux afin de protéger sa vie privée et respecter celle d’autrui, mais aussi des procédés ingénieux pour éviter le plagiat.

Les réseaux sociaux ont pris une place prépondérante dans nos vies. Certains en sont devenus esclaves et ne se voient pas vivre sans ces outils. D’autres préfèrent discuter avec des amis virtuels au lieu d’aider leurs enfants à apprendre et comprendre leurs leçons. Les plus vicieux sont les hackers prêts à nuire à la vie des autres. Les réseaux sociaux ont pourtant été créés pour garder le contact avec ses proches ou des amis perdus de vue. E-marketing.fr définit le réseau social comme l’ensemble d’individus reliés entre eux par des liens sociaux, autrement dit des liens permettant des interactions sociales.

Il existe une pléthore de réseaux sociaux parmi lesquels on peut citer :

  • Les réseaux sociaux spécialisés : Facebook, Twitter, Google Plus, ….
  • Les réseaux sociaux professionnels : Viadeo, Linkedin, …
  • Les réseaux sociaux de partage de photos : Instagram, Flickr, …
  • Les réseaux sociaux de messagerie : Skype, Viber, Whatsapp, Facebook Messenger, …
  • Les réseaux sociaux de messagerie spécialisée : Snapchat, Path, …
  • Les réseaux sociaux vidéos : YouTube, Dailymotion, …
  • Les réseaux sociaux de diaporamas : Slideshare
  • Les réseaux sociaux géolocalisés : Foursquare, waze, …
  • Les réseaux sociaux musicaux : Spotify, Deezer, Apple Music, …
  • Les réseaux sociaux de jeux vidéos : Xbox Live, Playstation Network
  • Les réseaux sociaux collaboratifs : Wikipedia.

Les réseaux sociaux ont plusieurs avantages à savoir se rapprocher des personnes sur le plan privé ou professionnel, apprendre, s’informer, sortir de la solitude, etc. Mais très souvent la majorité des utilisateurs ne savent pas s’en servir de façon réfléchie. Il serait opportun de tenir compte du droit d’auteur avant de faire certaines publications, et notamment d’éviter de :

  • divulguer les photos d’une personne physique sans son accord ;
  • partager une image trouvée via le moteur de recherche Google, l’accord de l’auteur de l’image est nécessaire ;
  • poster des publications dénigrant autrui.

Certes le respect du droit d’auteur est plus qu’un devoir, mais certaines attitudes doivent être adoptées sur les réseaux sociaux pour protéger sa vie privée.

D’abord, ne pas accepter des inconnus dans sa liste d’amis. Et si cela s’avère être tard, régler les paramètres de confidentialité, afin que les publications ne soient vues que par un groupe d’amis donné (amis proches).

Ensuite, éviter de publier des images osées ou intimes de soi, faire également très attention à ses prises de parole sur les pages publiques ou dans les groupes ou même dans des publications. Un fait pas encore développé en Afrique (mais ce n’est plus qu’une question de temps), les employeurs passent par les réseaux sociaux pour recruter du personnel. Une photo dénigrante peut faire passer un postulant à côté d’un emploi tant convoité.

Aussi, il serait opportun d’avoir le réflexe de changer continuellement ses mots de passe pour ne pas être victime de piratage ou d’usurpation d’identité. Ne pas mettre des mots de passe faciles à deviner ou en relation avec ses goûts et envies. Eviter également de laisser son contact ou son adresse électronique au vu du public. Les hackers volent les numéros de cartes bancaires ou de cartes de crédit ou bien envoient de faux messages dans le but de soutirer de l’argent aux proches de leurs victimes.

Enfin, parler de ses succès ou de ses événements heureux sur les réseaux sociaux ne rend pas tout le monde ravi. Il y a de cela un mois, un jeune agriculteur malien partageait sa réussite sur Facebook, la même nuit le fruit de sa dure labeur, un champ de 5 hectares (ha) de fraises a été brûlé. La protection de la vie privée passe d’abord par là : ne pas étaler sa vie sur les réseaux sociaux, éloigner sa famille et ses enfants de ces plateformes. Ceci contribuerait à aider contre les enlèvements d’enfants ou les cambriolages. Tout est présenté sur les réseaux sociaux (premier jour de classe des enfants, week-ends en famille, voyages, etc.). Cela doit cesser, car « Pour mieux vivre, vivons cachés ».

De plus en plus d’œuvres sont protégées par la loi ce sont entre autres : les photographies, les compositions musicales, les œuvres chorégraphiques, les écrits littéraires, … Pourtant dans les années à venir, des sanctions liées à la divulgation des données propres aux individus et à l’utilisation des œuvres d’esprit sans autorisation préalable seront appliquées (pénales: 3mois à 5 ans d’emprisonnement/ pécuniaires: 500000 à 5 millions de francs CFA). Partant de ce fait, de bonnes attitudes sont à adopter afin de ne pas tomber dans le piège.

Notre addiction pour les réseaux sociaux ne doit pas nous compromettre, nous devons apprendre à nous servir du côté positif de ces outils, et éduquer la jeune génération à leur utilisation à bon escient. La Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL) organise des séminaires en vue de sensibiliser les utilisateurs. Pourquoi ne pas aller à l’information pour protéger sa vie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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#MêmePasPeur

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#MeeToo, est un hashtag qui s’est largement répandu en 2017 sur les réseaux sociaux en l’occurrence Twitter, dans le but de dénoncer les violences faites aux femmes en milieu de travail. C’est dans cette optique que l’actrice française Nadège BEAUSSON-DIAGNE a lancé la campagne #MêmePasPeur lors du dernier FESPACO. Après #MeToo aux Etats-Unis et #BalanceTonPorc en France, le mouvement #MêmePasPeur a été lancé pour « libérer la parole des femmes » en Afrique, selon son initiatrice.

La majorité des filles dans leur enfance se sont une fois identifiées à une actrice de cinéma. Plusieurs fillettes ont parfois rêvé d’embrasser une carrière d’actrice. Mais très souvent dans notre milieu, le cinéma est malheureusement confondu au plus vieux métier du monde. Plusieurs jugements sont portés à l’endroit des actrices sans savoir ce que vivent la plupart du temps ces dames et jeunes femmes. Dans le cinéma, tout comme dans certains métiers, les femmes subissent plusieurs sortes d’abus comme les harcèlements, les viols et les agressions sexuelles.

Le 27 février 2019 au marché international du cinéma et de la télévision africains (MICA), certaines actrices se sont prononcées pour briser le silence. Elles ont par ailleurs dénoncé les violences qu’elles subissent dans le cadre de leurs activités professionnelles. Notre compatriote Azata SORO s’est également exprimée. La vidéo poignante de son témoignage a fait le tour de la toile après la clôture du cinquantenaire du FESPACO. Les révélations de l’assistante dont la joue gauche a été tailladée par son réalisateur lors d’un tournage et celles des autres actrices font beaucoup réfléchir. Des actions doivent être menées autour du slogan #MêmePasPeur afin d’empêcher la progression des violences faites aux femmes en milieu de travail. Les femmes ne sont pas des objets sexuels, elles méritent une grande considération au même titre que les hommes. Ce sont les femmes qui donnent la vie, elles méritent tout le respect du monde. Alexandre Dumas, fils déclarait : « On ne doit jamais frapper une femme, même avec des fleurs ».

Comment faire en sorte que la campagne #MêmePasPeur perdure et soit dans notre quotidien ?

Tout d’abord, enseigner dès le bas âge le respect d’autrui (en particulier des femmes). Faire comprendre aux tout-petits qu’il n’existe aucune différence entre une femme et un homme. Pourquoi ne pas inclure cela dans les cours d’éducation civique dans nos écoles? Ensuite, la lourde tâche revient aux femmes de ne jamais céder aux avances de ces imposteurs, de ne pas hésiter à prévenir avant que le pire n’arrive. En sus, organiser des symposiums afin de donner la parole aux victimes pour que des mesures soient prises. Enfin, la campagne #MêmePasPeur doit être l’objet de créations d’associations féminines ayant pour objectif d’endiguer les violences faites aux femmes dans le milieu professionnel.

Les violences faites aux femmes sont récurrentes dans le milieu professionnel. Ce sont des douleurs profondes qui ne s’effacent jamais. Cependant, il serait judicieux que les autorités politiques prennent des mesures idoines pour que cesse à jamais ce fléau. De même les actrices doivent prendre des attitudes responsables pour ne pas trop s’exposer. #MêmePasPeur de refuser les avances et propositions indécentes, #MêmePasPeur de dénoncer les coupables, #MêmePasPeur de dénoncer les actes dégradants.

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Rôle crucial de la femme dans la gestion des conflits

La situation de notre pays devient assez inquiétante avec le phénomène grandissant du terrorisme. En effet, depuis quatre ans, notre pays est la cible de groupes djihadistes. Ce qui occasionne alors la fragilité de la sécurité et de la paix. Plusieurs familles sont endeuillées par ces pseudos religieux qui tuent sans gêne. Les femmes en sont les premières victimes, et la charge entière de la famille leur revient de façon inattendue.

N’a-t-on pas l’habitude de dire que derrière un grand homme se cache une grande dame ? Fini le rôle de la victime, la femme, l’autre moitié du ciel est en mesure de réfléchir sur la situation du pays et de prendre des mesures drastiques. Des solutions ayant pour but d’instaurer la paix. C’est d’ailleurs ce qui a poussé les autorités du pays à choisir comme thème de la commémoration de la journée du 8 mars de cette année: «Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale»

Force est de constater que les conditions de vie de la femme se sont nettement améliorées ces dernières années. Autrefois n’ayant pas voix au chapitre, les femmes peuvent désormais s’affirmer sans être sujettes à des stéréotypes. Le terme « c’est une question d’hommes » est en train de disparaître. Les femmes se joignent désormais aux hommes pour la prise de grandes décisions.

En outre certaines activités exclusivement réservées aux hommes sont aujourd’hui exercées par des femmes. Les femmes sont des battantes et ont la capacité de prendre le rôle de chef de famille et d’epauler Leurs époux. Les bouts de bois de Dieu de Ousmane SEMBENE illustre parfaitement ces propos. Les femmes des cheminots, contraints de faire la grève, prirent les devants pour subvenir aux besoins de leurs familles. Elles participèrent également à la victoire des grévistes, une victoire qui apporta de meilleures conditions de vie.

Par ailleurs, plusieurs femmes, à l’image de la princesse Guimbi OUATTARA, contribuèrent à la gestion des conflits dans leurs régions. L’histoire raconte que la princesse Guimbi OUATTARA a sauvé la ville de Bobo Dioulasso des griffes de l’empereur du Wassoulou, Samory TOURE. Ce dernier avait tout un arsenal de guerre et se permettait de s’en prendre violemment aux différents royaumes qu’il conquérait. Il avait pris la ferme décision de s’attaquer à Bobo Dioulasso. Contrairement aux autres royaumes, il n’eut pas le temps de faire la guerre. Il fut accueilli par la princesse Guimbi OUATTARA avec plein d’or et il dégusta une potion magique proposée par le marabout de la princesse. Samory décréta alors la paix.

Depuis les années 60, les femmes sont beaucoup présentes sur la scène politique à travers les « unions de femmes », mais en ce qui concerne la prise de décision pour l’éradication des conflits, les dirigeantes de ces unions n’avaient pas leur mot à dire. C’était exclusivement réservé aux hommes. Les femmes peuvent pourtant contribuer à instaurer une cohésion sociale. Les premières pages de l’Accord de Ouagadougou de 2012 traitant de la sécurité ont été rédigées par des femmes à qui la parole avait été refusée. Elles ont remis leurs propositions aux autorités de notre pays le Burkina Faso. Grâce à leurs déterminations, leurs voix se sont fait entendre autour de la table de négociation.

La participation des femmes à la consolidation de la paix pour un Burkina Faso de paix, de sécurité et de cohésion ne doit pas être une utopie, les femmes ont également le droit de contribuer aux prises de décision. Lors de la 126e journée internationale de la Femme au Burkina Faso dans la ville de Koupela, la première dame, Madame Sika KABORE, a déclaré que les femmes sont porteuses de solutions efficaces contre le durcissement extrême de l’extrémisme violent. Elles se doivent donc de collaborer avec les forces de défense pour un Burkina Faso de paix, de sécurité et de cohésion.

Par ma petite voix, je propose une augmentation du nombre de femmes dans les postes de prise de décision, mais j’insiste plus particulièrement sur l’organisation de foires et débats dédiés aux jeunes filles qui pourraient les aider à s’affirmer.

Droits et obligations du blogueur

« Aucun plagiat ne sera toléré », tel se présente l’en-tête de mon blog. D’aucuns se demandent pourquoi ce cri du cœur. Les plus curieux n’hésitent pas à me poser des questions. Mais qu’est-ce qui a suscité cette prise de décision ? Et quels choix, nous blogueurs devrons faire pour protéger nos œuvres et nos abonnés afin d’être en règle vis-à vis de la loi? 

Hormis les commentaires que j’approuve avant leurs publications sur le blog, je n’ai aucun contrôle de ce que font les visiteurs : le « copier-coller » par exemple. Je retrouvais mes propos dans certains écrits.  Voir un site possédant une page Facebook de grande envergure publier textuellement l’un de mes articles est la goutte d’eau qui fit déborder le vase. J’approchai ledit site sans jamais recevoir de réponses. J’avais alors pris la décision, en juillet dernier, de protéger mes articles par un mot de passe. Malheureusement, le nombre de lecteurs diminuait considérablement. C’est ainsi que me vint l’idée de mettre l’en-tête : « aucun plagiat ne sera toléré ». Etant passionnée d’écriture, je publie depuis juillet 2015 sur mon blog, des chroniques rédigées par ma petite personne : ce sont mes œuvres de l’esprit. Aussi créer un blog constitue une œuvre de l’esprit.

Mais quels sont les droits et obligations d’un blogueur?

Primo, le blogueur a le droit de protéger ses œuvres, de contrôler l’accès de son blog et son utilisation afin qu’aucune copie et action contraire à la loi n’aient lieu. Secundo, il a le droit de s’assurer que la paternité de ses œuvres soit reconnue. Tertio, le blogueur a l’obligation de respecter les textes applicables relatifs au droit d’auteur, au droit à l’image et à l’atteinte à la réputation d’un individu.

De même, en tant que blogueurs, il nous revient la charge de protéger les données personnelles de nos abonnés (Adresses électroniques, mots de passe, numéros de téléphone, etc.). D’autre part, le blogueur a le devoir d’approcher les autorités compétentes à l’instar de la CIL (Commission de l’Informatique et des Libertés) et du BBDA (Bureau Bukinabè du Droit d’Auteur) pour se protéger et protéger son blog et ses œuvres.

Bien que libre et ouvert au public, le blog n’en est pas moins une plateforme où les règles ne sont pas respectées. Le mieux adapté pour nous blogueurs serait de nous former et de nous informer. Nous sommes susceptibles d’être victimes, mais il serait judicieux de travailler davantage afin d’être en règle avec la loi.

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Protection des données privées et des œuvres de l’esprit

Nombreux sont les internautes n’ayant aucune connaissance de l’utilisation des réseaux sociaux à bon escient. Internet est pourtant un couteau à double tranchant.

Des centaines voire des milliers de « posts » sont partagés par jour sur le réseau social Facebook. Facebook nous permet de nous divertir et d’être au point de l’actualité, mais certaines données sont confidentielles et n’ont pas le droit d’être divulguées sans le consentement (ou à l’insu) des intéressés.

En outre, ces dernières années, internet a beaucoup évolué. Avec l’avènement du e-commerce et de l’e-Book, l’usage des images et des œuvres d’autrui sont légions. Pourtant l’utilisation d’une œuvre protégée sans autorisation n’est pas approuvée, sous peine de sanction.

Une donnée privée ou donnée personnelle ou encore donnée à caractère personnel constitue tout type d’information permettant d’identifier un individu.

Selon l’autorité en charge de la protection des données privées au Burkina Faso, la CIL (commission de l’informatique et des libertés), une donnée à caractère personnel est : « toute information, quelle qu’elle soit, qui permet d’identifier directement ou non une personne physique. Sont des données à caractère personnel : les noms, prénoms, date de naissance, adresse, numéro de carte bancaire, groupe sanguin, adresse électronique, numéro de plaque d’immatriculation, etc. »

Les données privées sont régies par la loi informatique et libertés. Néanmoins de nombreux textes encadrent la protection des données privées. Le principe fondamental est de ne divulguer les informations ayant trait à un individu sans son consentement. Afin de dévoiler une donnée sensible se rapportant à un individu, il faudrait au préalable son accord (par exemple une personne atteinte du VIH SIDA).

Le 28 janvier a été désignée comme la journée mondiale de la protection des données (privacy day). Une série d’activités sont par conséquent organisées par la CIL à l’endroit des populations afin de les sensibiliser à la protection des données privées.

Une œuvre détermine les réalisations d’un individu. Quant à l’œuvre de l’esprit, elle constitue l’ensemble des œuvres venant de l’imagination de l’individu.

Les sites web et les blogs (œuvres multimédia) sont considérés comme des œuvres de l’esprit. Le droit d’auteur les protège donc. La protection de l’œuvre est automatique, à partir du moment précis où l’auteur peut fournir des preuves sur sa création de forme en premier lieu ; et en second lieu, sur l’originalité de cette création.

L’article L 111-1 du Code de la propriété intellectuelle stipule que : « L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous ». En réalité, l’objectif du droit d’auteur est de protéger l’œuvre et son auteur d’un quelconque plagiat.

Garder toujours à l’esprit que le respect de la vie de l’autre est primordial afin d’éviter certaines situations malencontreuses. Avant de réagir à une publication à fortiori la partager, l’idéal serait de viser le long terme. Se poser toujours la question de savoir si cette publication ne nous portera pas préjudice à l’avenir, car comme le disait Jean de La Fontaine : « la méfiance est mère de la sûreté ».

Sources: www.cil.bf

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